Réduire les émissions de gaz à effet de serre avec les mobilités durables

21 septembre 2021
Transport et mobilités

En France, le secteur des transports est celui qui contribue le plus aux émissions de gaz à effet de serre : en 2019, il représentait ainsi 31 % du total des émissions françaises. Sans surprise, c’est le transport routier qui reste encore majoritairement responsable d’un tel résultat, suivi de près par le transport aérien.

Pour réduire ces émissions, trois leviers doivent être activés, dans l’ordre  : 

1. Réduire nos déplacements : 

A-t-on besoin d’aller aussi loin, aussi souvent, pour obtenir le même bien ou service ? Nos choix stratégiques, par exemple le choix de notre lieu de résidence, peuvent être déterminants.

2. Optimiser l’usage des modes : 

En divisant les émissions par un nombre plus important de personnes transportées, on limitera d’autant les émissions individuelles. Ainsi, par exemple, on privilégie les transports en commun et le covoiturage.

3. Utiliser les modes les moins polluants :

Si la voiture est un passage obligé, c’est l’occasion de réfléchir à l’utilisation d’un modèle plus économe voire électrique, à l’achat ou par un opérateur d’autopartage.

De plus en plus de villes (dont Paris) limitent l’accès à leur centre-ville aux véhicules motorisés, le recours à des mobilités plus durables apparaît comme une nécessité. 

Profitons de cette semaine européenne de la mobilité pour s’interroger sur nos usages, découvrir et expérimenter de nouveaux services. Peut-être ne soupçonnons-nous pas l’existence ou la performance d’autres solutions ?

Nous vous proposons quelques conseils pour vous déplacer de manière plus écologique au quotidien: 

Pour les trajets courts, priorité à la marche ! 

En ville, près de la moitié des déplacements en voiture sont inférieurs à trois kilomètres. En plus d’être un geste écologique, la marche est également bonne pour la santé : l’OMS recommande en effet d’effectuer 1 heure d’activité physique par jour! 

Place au vélo et à la micro-mobilité

Le vélo est un moyen de transport de plus en plus apprécié, grâce à la création de pistes cyclables et à la mise à disposition de vélos en libre service dans plusieurs villes. Il est également rapide : sa vitesse moyenne est équivalente à celle de la voiture en milieu urbain, et son stationnement est autrement plus simple !
Depuis plusieurs années, l’essor de la micro-mobilité (trottinettes, vélos, scooters électriques en free-floating) contribue également à étendre le champ des possibles pour les usagers. La combinaison avec les modes de transport traditionnels permet la réalisation de trajets décarbonés de bout-en-bout. Le MaaS (Mobility as a Service) a le vent en poupe dans de plus en plus de villes.  L’enjeu : proposer un parcours sans couture à l’usager, et la possibilité de régler l’ensemble des modes de transport de son trajet avec une seule et même solution de paiement (carte ou application mobile).

Métro, boulot, métro

Prendre les transports en commun coûte moins cher et pollue bien moins que de prendre la voiture (jusqu’à 10 fois moins). Ils permettent également d’éviter le stress des embouteillages et de la recherche d’une place de parking. 

L’autopartage 

Lorsque prendre la voiture s’avère nécessaire, alors il est plus écologique de la partager en faisant du covoiturage ! Un salarié qui covoiture tous les jours avec un collègue peut économiser jusqu’à 2000€/an.  D’autre part, l’autopartage représente une autre alternative à la voiture personnelle. En moyenne, 1 voiture en autopartage remplace 5 à 8 voitures. Plutôt que de financer un coûteux véhicule personnel que l’on se voit alors contraint d’utiliser, utiliser ces services uniquement quand la voiture est indispensable, permet d’économiser pour des transports plus confortables (taxis, TGV,...) 

Pour les plus longues distances, on privilégie le train

Le train est l’un des modes de transport qui émet le moins de gaz à effet de serre et reste l’un des plus sûrs: par exemple, un trajet Paris-Marseille en train émet environ 40 fois moins de CO2 qu'en avion, pour une durée à peu près équivalente si on compte le temps de déplacement jusqu’à l’aéroport, situé en dehors du centre-ville contrairement à la gare.  L’occasion de redécouvrir le temps du voyage pour travailler, mais aussi lire, réfléchir, déconnecter… et pourquoi pas dormir avec les trains de nuit qui reviennent en grâce. Si vous avez (vraiment) besoin d’une voiture, les services de location vous attendent sur place.

Les plus :

  • Pour suivre sa consommation : 

Eco-comparateur de la SNCF : en un clic, il propose, sur un certain nombre de trajets, une comparaison entre différents modes de transport en se basant sur trois indicateurs : durée, consommation énergétique, temps utile.

  • Initiatives des acteurs historiques :

Programme de compensation “Trip and Tree” d’Air France : partenariat entre Air France et SNCF sur le programme “Train + Air” pour encourager les trajets combinés lorsque la solution bas carbone seule n’est pas envisageable.

Le sujet vous intéresse ? Nos experts vous répondent

Edouard LEGRAND
Directeur d’Unité, Directeur de l'Expertise Transport et mobilités

Le numérique est au coeur des mutations du transport et de la mobilité. Il bouleverse les modèles établis et rend possible l'émergence de nouveaux usages, dans un cadre légal adapté. C'est pourquoi nous accompagnons l'ensemble des acteurs de l'écosystème dans leur transformation sur leurs enjeux métiers ainsi que sur le pilotage et le déploiement de leurs projets IT.

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