Fin de la 2G en 2026 : anticiper et piloter votre migration
La fin de la 2G en France est prévue en 2026. Elle sera progressive et touchera directement le quotidien : ascenseurs, téléassistance, terminaux de paiement, capteurs industriels, flottes de véhicules… Jusqu’à 6 à 8 millions d’équipements pourraient être impactés et 5,6 millions de cartes SIM étaient encore actives sur 2G/3G au deuxième trimestre 2025. Autrement dit, l’échéance est technique avec des impacts humains forts : assurer la continuité des usages vitaux.
Le compte à rebours est lancé
Cette extinction s’inscrit dans une dynamique européenne et mondiale. L’Allemagne, les Pays‑Bas ou encore la Suisse ont déjà fermé leurs réseaux 3G et amorcé la fin de la 2G. En France, l’Arcep et les opérateurs ont fixé l’échéance à 2026, avec une extinction nationale au 31 décembre. Les opérateurs ont choisi une stratégie par étapes, qui impose aux acteurs concernés de se préparer bien avant la date finale :
- 31 mars 2026 : première coupure d’Orange dans le sud‑ouest
- 12 mai 2026 : extension aux Pyrénées‑Atlantiques et aux Landes
- 9 juin 2026 : bascule de sept départements supplémentaires
- 31 décembre 2026 : extinction nationale de la 2G par Orange, SFR, Bouygues et Free
La France fait un choix singulier, là où ses voisins ont commencé par fermer le réseau 3G, jugé peu utilisé et coûteux, la France a décidé d’éteindre la 2G en premier puis la 3G plus tard (2028‑2029). En effet, les opérateurs français veulent rapidement libérer les fréquences basses de la 2G, essentielles pour renforcer la 4G et la 5G.
Des risques sous-estimés pour des services critiques
La fin de la 2G soulève la question de la continuité de services est centrale avec : environ 230 000 ascenseurs, 700 000 dispositifs de téléassistance, près de 300 000 terminaux de paiement, ainsi que des millions de capteurs industriels et boîtiers de véhicules touchés. Une part significative de ces équipements ont été installés avant 2015 et sont toujours dépendants de la 2G.
Le problème majeur est que ces équipements ne peuvent pas basculer automatiquement. Si le réseau disparaît, ils deviennent inopérants, sans mise à jour possible à distance. Seul le remplacement du module, voire du matériel complet, permet de continuer à fonctionner.
Au‑delà du risque opérationnel, c’est une dimension humaine qui se joue : techniciens, équipes de support et usagers finaux sont en première ligne. Une défaillance n’est pas seulement un incident réseau ; elle peut immobiliser un ascenseur, couper une téléassistance ou bloquer un paiement, transformant une transition mal anticipée en crise de confiance.
Les 4 leviers pour une transition sans rupture
Réussir l’extinction de la 2G ne se résume pas à une opération technique : c’est un chantier collectif qui mobilise opérateurs, pouvoirs publics, industriels et usagers. Quatre leviers doivent être activés sans délai :
- Cartographier les usages critiques : recenser ascenseurs, téléassistance, terminaux de paiement, alarmes, capteurs industriels… Une cartographie nationale, partagée et mise à jour, est indispensable pour anticiper les points de fragilité.
- Informer et accompagner : alerter collectivités, entreprises et particuliers, fournir des guides pratiques et des solutions de remplacement, avec des délais réalistes pour migrer.
- Coordonner la gouvernance : instaurer un pilotage commun entre opérateurs, pouvoirs publics et industriels, avec calendrier unique, responsabilités claires et instances de suivi réactives.
- Financer et inclure : soutenir petites structures et foyers modestes via aides financières, programmes de remplacement et partenariats locaux, afin que personne ne soit exclu.
Ces leviers ne sont pas des options mais des conditions de réussite. Leur activation rapide est la seule garantie d’une transition maîtrisée et d’une continuité de services.
Et si la fin de la 2G devenait un accélérateur de transformation ?
Plutôt que de subir cette extinction, elle peut être transformée en opportunité. La migration vers des réseaux récents permet d’intégrer des solutions plus performantes, plus sûres et plus économes en énergie. Prenons l’exemple de la téléassistance : la bascule vers la 4G ou la 5G ne garantit pas seulement la continuité du service, elle ouvre la voie à des dispositifs capables de transmettre des données en temps réel et d’améliorer la prise en charge des personnes fragiles. De la même manière, les industriels peuvent rationaliser leurs capteurs IoT et renforcer la cybersécurité, tandis que les opérateurs publics modernisent leurs infrastructures.
La fin de la 2G n’est pas une fin, mais un tremplin : elle peut catalyser une modernisation inclusive, renforcer la résilience et préparer les prochaines transitions technologiques.
Conclusion
La fin de la 2G en 2026 est une échéance technique aux conséquences humaines. Anticiper le calendrier, traiter la migration comme un projet collectif et placer l’humain au cœur de la bascule sont les conditions du succès. Agir dès aujourd’hui, c’est transformer une contrainte en opportunité et garantir la continuité des services vitaux.
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